🗽Pourquoi votre liberté financière a un prix ?
Dans le paysage contemporain de l’épargne, la quête de rendement a conduit à la prolifération de mécanismes qui privent, directement ou indirectement, les épargnants de la liquidité de leurs investissements. Produits structurés bloqués jusqu’à 10 ans, immobilier papier (SCPI/OPCI) sous pression de liquidité, produits à frais d’entrée lourds ou certains fonds en euros boostés conditionnés à des pénalités en cas de rachat anticipé… Les stratégies pour « captiver » le capital n’ont jamais été aussi nombreuses.
Au total, ce sont plusieurs centaines de milliards d’euros d’épargne privée qui se retrouvent sous contrainte de liquidité. Pourtant, céder la disponibilité de son argent pour quelques points de rendement supplémentaire relève souvent d’un calcul risqué : la liquidité n’est pas un luxe, c’est une protection stratégique.
🇫🇷 Un regard sur le marché français
Pour illustrer nos propos, nous nous intéressons au marché français de l’épargne. Nous retrouvons majoritairement 5 mécanismes et produits financiers très répandus, susceptibles de réduire la liquidité de votre patrimoine financier.
- Le Private Equity / Capital-Investissement (~20 à 25 milliards € levés par an auprès des particuliers et des institutionnels) : Porté par la loi Industrie Verte et la démocratisation des fonds ELTIF 2.0 ou FCPR, le Private Equity s’est imposé dans l’assurance-vie. La contrainte y est structurelle : le capital est bloqué pendant 8 à 10 ans (parfois plus). Même les fonds dits « à liquidité périodique » prévoient des mécanismes de plafonnement des rachats (gates) qui peuvent bloquer les sorties en cas de stress sur les marchés.
- Les Produits Structurés (40 à 50 milliards € par an) : Selon l’AMF et l’ACPR, la commercialisation auprès du grand public dépasse 40 milliards d’euros par an. Si ces titres offrent théoriquement une liquidité quotidienne ou hebdomadaire assurée par l’émetteur, la sortie anticipée se fait à la valeur de marché du moment. En cas de remontée des taux ou de baisse des marchés, l’épargnant subit une décote importante, ce qui rend le produit de facto illiquide sauf à accepter une perte en capital majeure.
- L’Immobilier Papier / SCPI (~90 milliards € d’encours) : La crise des valorisations immobilières a révélé la fragilité structurelle de cette liquidité. Le marché des SCPI a compté plus de 2,8 milliards d’euros de parts en attente de retrait non exécutées. Un épargnant souhaitant récupérer ses fonds sur certaines SCPI historiques se retrouve parfois bloqué pendant des mois, voire des années, faute de contrepartie acheteuse.
- Les Fonds en Euros sous conditions : Pour freiner la fuite des capitaux, nombre d’assureurs proposent des surprimes de rendement (ex. +1,5 % ou +2 %) à condition de conserver son capital pendant 2 à 3 ans ou de bloquer le rachat sous peine de perdre l’intégralité du bonus.
- Le coût d’amortissement des frais d’entrée : Un produit prélevant 4 % à 5 % de frais d’entrée impose une illiquidité mécanique : l’épargnant a besoin de 2 à 4 ans de performance brute uniquement pour retrouver son capital initial.
Pourquoi est-ce si important ?
Renoncer à la liquidité de ses actifs financiers expose l’épargnant à des préjudices financiers chiffrables. Que ce soit une vente forcée, résultant d’un imprévu de la vie (accident, opportunité immobilière, besoin de trésorerie…) ou un changement de projet
(carrière, enfants, études…) dans un horizon plus ou moins lointain, l’impossibilité de procéder à un changement dans votre allocation financière réduit drastiquement l’intérêt de constituer une épargne au fil des années.
En effet, le manque de liquidité peut vous empêcher de changer d’avis. Conscient de l’importance psychologique ET stratégique de cette liberté, nous mettons un point d’honneur chez IAM à ne vous proposer que des produits financiers sans contrainte de liquidité. Seules l’enveloppe PER (Plan d’Épargne Retraite) peut être considérée comme moins liquide compte tenu de sa nature même.
Conserver la possibilité de changer d’avis est pour nous l’un des piliers d’une épargne correctement construite mais aussi d’une trésorerie d’entreprise correctement allouée.
N’hésitez pas à venir en discuter avec nous en prenant rendez-vous !

